La disruption est une approche stratégique fondée sur la rupture, développée par le publicitaire français Jean-Marie Dru, cofondateur de l'agence BDDP et président de TBWA. L'approche disruptive commence par identifier les conventions (idées reçus, biais culturels, certitudes qui figent la pensée) qu'adoptent la plupart des acteurs d'un secteur et qui débouchent sur des approches communes, peu différenciantes. Une fois les conventions identifiées, on cherche à remettre en cause celle qui permettrait d'ouvrir une nouvelle vision de marque. Cette remise en cause est la disruption proprement dite. Un des moyens d'engager la rupture est de poser la question "et si..." et d'envisager un nouveau futur de marque, prometteur (la vision).

 

En résumé :

- phase 1, convention : quelles sont les conventions d'un secteur, les points communs... ?

- phase 2, vision : qu'est-ce que je veux être demain, quelle est ma vision de marque ?

- phase 3, disruption : quelle convention faut-il casser pour devenir ce que je veux être.


C'est donc une démarche qui joue le contre pied et privilégie par essence les idées non conventionnelles pour créer la rupture afin de donner à la marque une plus grande part de futur.

 

Exemple : le saut en hauteur aux JO de Mexico en 1968 :

- Convention : le saut en hauteur se pratique en ventral.

- Vision de D. Fosbury : être le champion olympique et repousser les limites de la discipline.

- Disruption : "et si on sautait en dorsal ?" 

 


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