Laisse-moi te dire

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Quand la publicité politique fait débat...

La sur-règlementation de la pub politique aboutit souvent à des aberrations démocratiques. L’interdiction de publicité trois mois avant les élections par exemple, privent les citoyens d’un champ important de communication. Certains règlements spécifiques excluent même parfois une grande partie des acteurs des campagnes officielles. C’est le cas en ce moment en Martinique, où une consultation sur l’évolution statutaire du Département n'offre que deux options (OUI ou NON à la création d’une nouvelle Collectivité Unique) et dont l’une de ces deux options n’a pas voix au chapitre !

 

Pour dénoncer ce drôle de règlement, le camp du NON choisit les voies détournées du web et des réseaux sociaux, en faisant circuler l’affiche « qu’on ne verra pas sur les panneaux officiels »

 

L-affiche-du-Non.jpg

 

Par ailleurs au plan national, plusieurs voix s’élèvent pour lever l’interdiction de la publicité politique avant élection. C’est le cas d’Evelyn Soum, la nouvelle présidente du collectif Démocratie & Communication qui ouvre le débat sur ce thème : 

 

"Il ne s'agit évidemment pas de toucher au volet financier du dispositif, qui garantit l'égalité de traitement des formations politiques, notamment pour l'accès aux médias" déclare Evelyn Soum. "L’objectif est de se concerter avec les parties prenantes pour permettre aux futurs représentants de la Nation de s'exprimer librement et de ne pas être uniquement soumis aux filtres imposés par un agenda médiatique qui (souvent) empêche les nouveaux arrivants de se faire entendre".

 

Soutenu par l'MCC et l'ARPP, le collectif souhaite obtenir une tarification médias très accessible, de type «grandes causes» une égalité de traitement «publicitaire» par les médias, une charte déontologique sur les messages politiques et une clarification de ce qui est licite ou non sur Internet. «Je me donne d'ici à la fin de l'année pour convaincre des parlementaires de réviser la loi», conclut Evelyn Soum.

 

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