C’est un constat : en 2013, plus de 34 millions d’enfants souffrent de la faim dans le monde. Tristes marronniers souvent oubliés, les chiffres de la faim choquent ou excèdent. Mais cette année, Action contre la Faim (ACF) prend le contrepied : un chiffre encore, mais positif. Toutes les 3 minutes, ACF sauve un enfant de la faim. En novembre, l’ONG prend la parole en TV et affichage pour défendre son combat. Décryptage d’une campagne de sensibilisation qui bannit le fatalisme.  

Ressentir la faim -la vraie faim- celle qui retarde la croissance de l’enfant, entrave le développement intellectuel et peut conduire à la mort : cela paraît si lointain. On soutient  une association parce qu’on se sent proche de la cause. Comment alors se sentir proche d’une cause si éloignée et si répétée qu’elle semble perdue d’avance ?

C’est sur ce constat qu’Action contre la Faim s’est adressée à Publicis Conseil avec comme ambition de renouveler les codes des communications humanitaires. Oublier les alarmes fatalistes, supprimer la distance : il fallait rapprocher la cause du public et donner une raison de s’impliquer. Car non, la faim dans le monde n’est pas une fatalité : il existe aujourd’hui les moyens pour prévenir, dépister et soigner cette maladie. Un combat qui se justifie autour d’un chiffre simple : Toutes les 3 minutes, Action contre la Faim sauve un enfant de la faim. La campagne joue donc sur l’ambivalence de ces 3 minutes : un temps banal du quotidien en France, un temps exceptionnel pouvant sauver un enfant.

 



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